Stellenbosch – Franschhoek – Hermanus – Cape Agulhas (Road trip #2)
En partant de Cape Town, notre première étape était la région des vignobles, passage obligé de tout voyage dans la région. Comme j'ai déjà eu l'occasion d'y aller plusieurs fois et de le raconter sur le blog, je vais faire court. Après une petite balade dans les rues de Stellenbosch, toujours aussi blanches et calmes, dont un arrêt dans le plus vieux magasin de la ville, un joyeux bric-à-brac où l'on trouve de tout, des livres aux épices en passant par les bibelots et le poisson séché, nous sommes allées au domaine de Zevenwacht. Nous avons été placées sur les canapés auprès du feu de cheminée pour un truffle and wine tasting : quatre vins assortis à quatre truffes en chocolat différentes. Les vins étaient bons à mon avis, mais pas aussi bons que celui que nous avions bu au Ritz, et globalement Joséphine (une grande connaisseuse) et Camille les ont moins apprécié, leur trouvant un goût de fumé trop prononcé. Je me suis rendue compte que c'était plus appréciable de faire une dégustation avec quelqu'un qui s'y connaît en vins plutôt qu'avec des novices qui trouvnt que n'importe quel grand vin est un grand cru. No offense pour mes colocs, les wine tasting avec elles ont toujours été un très bon moment ; mais on devient soi-même plus exigeant et on apprécie peut être encore plus le vin. Nous sommes ensuite allées à Franschhoek, pour là aussi se promener un peu dans les rues (ou plutôt, la rue), sous un soleil qui changeait des pluies torrentielles de la fois où j'y étais allée avant. Avant de nous rendre à Mont Rochelle, pour un deuxième tasting (le même domaine où j'étais déjà allée, mais il y avait peu le choix en cette fin de journée).
Alors que le soleil redescendait, nous avons pris la route en direction d'Hermanus, notre ville étape du soir. En partant de Franschhoek nous avons pu admirer le coucher de soleil donnant une couleur rose aux montagnes, absolument sublime. Quelques cols traversés plus tard, la nuit était tombée, et nous retournions vers la côte. Le lendemain matin, nous sommes allées à pied vers le centre d'Hermanus qui surplombe l'océan : le coin est très connu pour accueillir les colonies de baleines qui remontent des mers australes durant l'hiver afin de trouver de l'eau plus chaude. Nous y avions passé une bonne heure, postées sur le chemin panoramique, à guetter au large ; nous commencions à désespérer de voir des baleines quand nous avons aperçu un premier souffle. Nous nous sommes alors avancées vers le point de vue le plus proche de l'endroit où nous l'avions vu, et il ne s'était pas écoulé cinq minutes que le spectacle des baleines commençait, et les touristes affluaient, prévenus par le « crieur de baleine » qui à l'aide d'une corne prévient des endroits où les baleines ont été vues, et de quel type de baleine il s'agit (avec une sorte de code en morse). Deux baleines, une « southern right whale » et une baleine grise, étaient dans la baie, très près des côtes. Pas de sauts spectaculaires, mais néanmoins des souffles réguliers, des queues et des nageoires qui apparaissaient, et des ombres imposantes au raz de l'eau. Vraiment fascinant à regarder, à essayer de suivre leurs trajectoires de nages et deviner l'endroit où elles sortiront. Nous avons repris ensuite la route pour rejoindre le Cap Agulhas (le cap des aiguilles en portugais), au sud-est, qui est le point le plus au sud de l'Afrique. Alors qu'on pense généralement que c'est le cap de Bonne-Espérance, celui-ci n'est que le « southwesternest tip » (désolée, je ne trouve pas de traduction française vraiment jolie). Pendant quelques secondes, postées sur les rochers, j'ai donc été la personne la plus au sud sur le continent africain ! Le Cap Agulhas marque la réelle délimitation entre les courants chauds de l'océan Indien et les courants froids de l'océan Atlantique mais attire beaucoup moins de touristes. Moins impressionnant disent les guides, car il n'y a pas ces énormes falaises : on se trouve au bord de l'eau et on ne perçoit pas la forme du cap quand on y est. Mais malgré tout très beau, comme tout paysage de vagues se cassant sur des rochers. La-bas nous avons créé une colonie française : au moment où on se prenait en photo à côté de la plaque, ça ne parlait que français. Nous avons notamment retrouvé un couple réunionnais qui était dans notre backpacker la veille et qui fait globalement le même road-trip que nous (mais en s’arrêtant à Addo Park).