Windhoek – Gochas – Kalahari red dunes (Road trip #9)

Publié le par Mathilde

Windhoek – Gochas – Kalahari red dunes (Road trip #9)

Comme vous l'avez sûrement remarqué, je n'ai pas été très assidue dans mon écriture ces derniers temps... Mais cette semaine a été très chargée niveau travail, et comme je ne sais plus m'organiser pour travailler en avance (la prépa BL est déjà loin, et la prépa agreg est encore loin), ça a été le gros rush. Mes deux essais et mon assignment rendus, mon test passé et en attendant de me replonger dans les réjouissances de la semaine prochaine, je profite de ce vendredi après midi pour reprendre la plume. Cela fait déjà plus d'un mois que je suis rentrée, il est donc temps d'achever de raconter mon road trip namibien !

Je m'étais donc arrêtée à Windhoek. Le jour suivant nous n'avions pas grand chose de planifié, et pas de camping réservé. Nous avons commencé la journée par une visite de la ville, mais cela a été assez rapide, car il n'y a pas grand chose à voir au centre de Windhoek, qui est pourtant la capitale. C'est une des différences majeures entre les villes européennes et africaines je pense ; les villes africaines ne sont pas les endroits les plus intéressants pour les touristes, car il y a peu de monuments historiques. Avec une exception au moins : Cape Town, qui est du coup d'autant plus appréciée des voyageurs (et des étudiants en semestre à l'étranger!). Nous avons quand même marché une bonne heure, jusqu'à un quartier qui surplombe un peu les rues principales, où se trouvent une jolie église allemande, le musée national Namibien, et la zone « officielle », avec le Parlement et des Ministères, entourés de beaux jardins où on peut entrer et se balader « comme dans un moulin » (j'essayais d'imaginer la même chose à Paris...)

Vues de WindhoekVues de Windhoek
Vues de WindhoekVues de Windhoek
Vues de WindhoekVues de Windhoek

Vues de Windhoek

Après un pique-nique dans le jardin de l'Auberge de jeunesse, retour sur les routes et direction le sud (pour la première fois du voyage...le retour approchait). Comme en se baladant dans Windhoek on avait vu plusieurs statues et monuments mentionnant des personnages historiques du pays, je me suis rendue compte que je ne connaissais pas grand chose (si ce n'est rien) à l'histoire namibienne, et j'ai décidé de lire les pages du guides consacrées dans la voiture. C'est une histoire assez intéressante, dont je vous fais part des grandes lignes (pour la période la plus récente) : la Namibie était donc une colonie allemande depuis la période des explorateurs européens. Pendant la Première Guerre Mondiale, elle a été le lieu d'affrontements entre namibiens et sud-africains, c'est à dire en fait entre allemands et anglais (l'Afrique du Sud étant une colonie britannique). Ainsi à la fin de la guerre, quand le Traité de Versailles a décidé du redécoupage géographique des terres appartenant à l'Allemagne, la Namibie est passée sous domination sud-africaine, d'abord comme protectorat, avant d'être annexée en 1946. Le pays a connu une forme d'Apartheid, moins stricte cependant qu'en Afrique du Sud. En 1966, la Namibie passe sous protectorat de l'ONU et la présence sud-africaine est reconnue illégitime. SWAPO (le mouvement de libération national) lutte alors pour l'indépendance, qui ne sera octroyée qu'en 1990, permettant à Sam Nujoma, son leader, de devenir le premier Président. J'ai été assez frappée par le parallèle qu'il y a entre l'histoire namibienne et l'histoire sud-africaine. Sam Nujoma est d'ailleurs souvent associé à Nelson Mandela. Et surtout, il est intéressant de voir que l'Afrique du Sud n'est pas exempte de reproches en ce qui concerne le colonialisme... De l'époque coloniale sud-africaine, il reste encore de nombreuses traces tangibles en Namibie. La monnaie (le dollar namibien) est équivalente au rand sud-africain (1 dollar = 1 rand), on peut donc payer indifféremment dans les deux devises (mais l'inverse n'est évidemment pas possible en Afrique du Sud!). Les banques et les supermarchés sont les mêmes, et la plupart des produits sont importés d'Afrique du Sud (les ressources étant assez faibles dans le désert namibien), avec donc un coût de la vie un peu plus élevé.

GochasGochas

Gochas

Pour passer la nuit, nous devions nous diriger vers la région des dunes rouges du Kalahari, où nous avions repéré deux campings à proximité de Gochas. Il n'y avait personne au premier, alors nous avons poursuivi sur la route de sable, d'abord jusqu'à Gochas (encore une « grande » ville sur la carte, mais qui s'est révélée être absolument fantomatique) puis, 35km plus bas, jusqu'au deuxième camping. La région présentait un nouveau type de paysages, avec la route se trouvant dans une vallée au creux des dunes. Ces dunes sont très différentes de celles qu'on avait pu voir auparavant, car il y a beaucoup de végétation qui y pousse. Ça donne de belles images mêlant rouge du sol et vert des arbres. De part et d'autres de la route se trouvaient des grandes propriétés, fermes et exploitations, qui amenaient une touche très colorée et ressemblaient assez à l'image que l'on a des fermes américaines dans les grandes plaines. Notre camping était une de ces propriétés, tenue par un couple d'afrikaners, en tout cas pour la réception. Car il s'agissait d'un camping au sommet d'une des red dunes. Le propriétaire nous a amené avec son 4x4 à l'emplacement (car notre petite voiture n'aurait pas pu faire le chemin sans être coincée dans le sable), au confort rudimentaire : pas d'électricité, mais quand même une salle de bain aménagée autour d'un arbre. Il a un peu hésité à nous laisser là, tous seuls, car le temps était menaçant et un orage prévu pour la nuit. Après avoir récupéré les numéros de téléphone portable, il est quand même reparti, et à peine avait-on eu le temps de laisser la voiture redescendre, que des trombes d'eau ont commencé à tomber. On a donc renoncé à monter la tente (le vent étant en plus très fort) et nous nous sommes réfugiés sur l'emplacement d'à-côté, qui comprenait une tente solide abritée, avec deux lits à l'intérieur. Il devait être à peine 18h, faisait déjà nuit et un temps qui nous empêchait de faire quoi que ce soit, sinon manger notre pique-nique à la lumière des lampes torches et jouer aux cartes dans la tente (heureusement que nous les avions!). L'orage est allé de pire en pire jusqu'à ce qu'on sente la foudre passer très près, et à ce moment là on n'était plus autant rassuré que face au proprio deux heures plus tôt... Mais le calme est ensuite revenu, nous permettant même de descendre à la salle de bain se laver les dents avant de se coucher, autour de 21h30 et après avoir épuisé notre potentiel de distractions pour la soirée.

Red dunes - KalahariRed dunes - KalahariRed dunes - Kalahari

Red dunes - Kalahari

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