Swakopmund – Moon landscape – Spitzkoppe – Windhoek (Road trip #8)

Publié le par Mathilde

Swakopmund – Moon landscape – Spitzkoppe – Windhoek (Road trip #8)

En ce huitième jour, nous avons retrouvé des paysages époustouflants. D'abord le Moon Landscape, qui, comme son nom l'indique, est une vallée à une dizaine de kilomètres de Swakopmund, aux aspects totalement lunaires. Il y a un point de vue qui surplombe l'endroit le plus impressionnant, mais dès qu'on sort de l'autoroute pour prendre les petites routes pour l'atteindre, on est plongé dans cet environnement lunaire. Tout est plat, fait de roches, d'un gris clair, avec des végétations éparses. En fait, c'est un endroit bien connu des botanistes, « Welwitschia Plains », du nom des étranges plantes qui poussent seulement ici, elles mêmes dénommées en l'honneur du botaniste autrichien Welwitsch, qui les a découvertes. Ce sont des espèces de conifères, très bas, qui ont des racines très longues pour aller puiser l'eau au plus profond dans cette zone désertique, et qui peuvent vivre plus de 100 ans. Ce que je viens en plus de découvrir, c'est que les joueurs de rugby namibiens sont surnommés les Welwitschia (version florale des Springboks?!).

Welwitschia Plains et Moon landscape

Welwitschia Plains et Moon landscape

Au niveau du point de vue, on surplombe les reliefs d'une vallée toujours aussi grise. Encore un nouveau type de paysage impressionnant pour nous, touristes français. Encore un paysage qui ne ressemble à rien d'autre, et qui surgit comme ça, au milieu de nulle part (dois-je vous rappeler qu'à quelques kilomètres de là se trouvent des dunes?). En reprenant la voiture pour rejoindre l'autoroute, on traverse ces reliefs rocheux, une autre perspective tout aussi impressionnante.

MoonlandscapeMoonlandscape

Moonlandscape

Direction ensuite Spitzkoppe, une autre de mes étapes préférées du voyage je pense. Le guide le décrit comme « l'un des paysages les plus reconnaissables de Namibie, qui s'élève comme un mirage au dessus des plaines poussiéreuses du sud Damaraland ». Je ne pourrais pas mieux décrire cet ensemble rocheux, fait de deux montagnes principales, bien connues des grimpeurs internationaux, et de plusieurs amoncellements, ressemblant à des réelles sculptures (y compris une arche, le « bridge » du parc). Nous avons donc pique-niqué là, puis nous sommes partis à l'assaut des rochers pour atteindre, et traverser, l'arche. Le parc est beaucoup plus grand, avec notamment une réserve d'animaux sauvages, mais nous n'en avons pas fait le tour. Nous avons seulement approché les deux montagnes,mais les chemins n'étaient déjà plus trop adapté à notre voiture. Mais la longue pause sur ces rochers valait absolument le détour, et les photos rendent assez bien ce paysage majestueux je trouve, avec son lot de couleurs vives complémentaires et aussi ses animaux sauvages (les habituels dassies, mais plus effrayant, des lézards assez énormes).

SpitzkoppeSpitzkoppe
Spitzkoppe
SpitzkoppeSpitzkoppeSpitzkoppe

Spitzkoppe

Retour sur l'autoroute jusqu'à Windhoek, ce qui a pris un peu de temps, car en ce début de week-end de Pâques, les départs étaient nombreux, créant des embouteillages à chaque village (oui, l'autoroute namibienne n'est qu'une simple route normale, qui traverse les villages – quand il y en a), d'autant plus que la police effectuait des contrôles. Sur la fin du trajet, nous avons eu droit à un safari gratuit : l'autoroute longe une réserve. Ainsi, c'étaient d'abord des dizaines de phacochères au bord de la chaussée, certains prêts à traverser dès que la voiture était passée. On a même vu la version africaine du panneau « attention, animaux sauvages » avec un phacochère à la place du cerf. Ensuite, ce sont deux girafes que nous avons aperçues au milieu de la végétation. Arrêt sur le bas-côté en « freinage d'urgence » pour pouvoir les prendre en photos, et on voit d'autres girafes arriver : au total, au mins cinq animaux à quelques dizaines de mètres de nous. Enfin, à l'approche de Windhoek, toute une famille de singes a traversé la route, obligeant la voiture devant nous à piller.

L'arrivée en ville, et même plus que ça, dans la capitale, nous obligeait à sortir la carte pour nous repérer, savoir quelle sortie prendre et rejoindre le backpacker. Après quelques minutes de flottements (le copilote n'étant pas préparé à une telle tâche aussi subitement), nous avons trouvé notre chemin, mais il nous a quand même fallu tourner trois fois autour de l'auberge de jeunesse pour nous rendre compte de l'endroit où elle se trouvait et comment l'atteindre. Après ça, je peux vous garantir que je connaissais déjà très bien un des axes principaux de Windhoek. A peine garés, une voiture qui passe dans la rue nous klaxonne : à bord, deux autres étudiantes de Sciences-Po Paris, amies de Jessica, aussi en voyage en Namibie, et qui couchaient au même backpacker. Le monde est petit... C'était d'autant plus bizarre de croiser des têtes connues que ce n'était pas la première fois et qu'on voyait globalement très peu de gens. Le soir nous avons mangé dans un restaurant portugais assez chic (le seul qu'on a pu trouver, et où il a quand même fallu attendre une bonne demi-heure avant d'être installés), et du coup un peu plus cher. Mais on ne s'en est pas plaint : entre les amuses bouches offerts, le pain (chose très rare!), la bouteille de vin blanc de Fairview (que j'avais goûté lors de mon wine tasting tour), et les délicieux spaghettis aux fruits de mer puis coulant au chocolat, le repas était bien agréable après une journée bien remplie.

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