Springbok – Orange River (Road trip #2)

Publié le par Mathilde

Springbok – Orange River (Road trip #2)

Nous avions prévu dans notre itinéraire pour cette deuxième matinée « visite de Springbok ». Finalement, on s'est rapidement rendu compte qu'il n'y aurait pas grand chose à visiter. Nous avions aussi prévu d'aller voir la Goegap Nature Reserve, à quelques kilomètres à l'est de la ville, mais elle était fermée pour « construction » (oui, ça nous a laissé un peu dubitatifs). Springbok est en fait la capitale du Namaqualand, une zone désertique connue pour se couvrir de fleurs en hiver, et cette réserve en fait partie.

Entrée de la Goegap Nature Reserve, avant de faire demi-tour

Entrée de la Goegap Nature Reserve, avant de faire demi-tour

Direction donc plus tôt que prévu pour notre deuxième campement, sur les rives de l'Orange River. On reprend l'autoroute jusqu'à la frontière où on rejoint un chemin de sable/terre/graviers (selon les endroits) coincé entre les montagnes et le fleuve. Le paysage est assez surprenant : alors que tout était très sec depuis plusieurs centaines de kilomètres, les bords du fleuve accueillent des plantations et des fermes, et le tout est très vert. Première expérience donc de route non goudronnée, sur une vingtaine de kilomètres : notre camping est le dernier sur le chemin.

De l'autoroute aux routes de graviers...De l'autoroute aux routes de graviers...De l'autoroute aux routes de graviers...

De l'autoroute aux routes de graviers...

Nous avons donc encore une bonne partie de la journée devant nous, de quoi en profiter pour faire du canoë. Petite balade tranquille (mes compagnons de route mauvaises langues vous diront que comme j'étais sur la canoë avec notre guide du jour, je n'avais pas besoin de me fatiguer), entrecoupée de nombreuses pauses pour admirer le paysage et descendre de nos bateaux. La baignade était très agréable ! Première expérience « hors la loi » aussi, avec la traversée de la frontière pour aller accoster en Namibie : en général, c'est plutôt dans l'autre sens que les gens le font. A notre retour au campement, nous avons retrouvé Jessica qui avait préféré rester pour bronzer, et nous sommes repartis en Namibie, cette fois à la nage, mais toujours illégalement.

Après midi canoëAprès midi canoë
Après midi canoëAprès midi canoë

Après midi canoë

Nous sommes ensuite allés, sur les conseils de nos hôtes, voir le coucher de soleil depuis le haut d'une des montagnes qui surplombe le fleuve. Malgré le très fort vent qui soufflait là haut, un endroit magnifique, où nous n'aurions sûrement pas pensé aller si on nous ne l'avait pas indiqué.

Coucher de soleil sur l'Orange River
Coucher de soleil sur l'Orange River

Coucher de soleil sur l'Orange River

La soirée a permis à Loïc de nous montrer l'étendue de ses talents de « braaimaster ». Nous étions en fait les seuls touristes à rester au campement ce soir là, et nous n'avions rien à manger. Les deux gérants nous ont alors trouvé de la viande (des énooooormes côtes de boeuf), du butternut, nous ont fourni le bois, les allumettes, et nous ont distillé leurs « conseils professionnels » pour faire un braai dans les règles de l'art, tout en partageant cette belle soirée avec nous (le ciel étoilé était magnifique) et en nous racontant leur vie dans cet endroit coupé du monde. Pour rendre hommage à la rude tache que cela a été (enfin, surtout pour Loïc donc, nous nous contentions plus ou moins d'attendre au bar que ce soit prêt), il est temps que je vous parle plus en détail du braai en Afrique du Sud !

Le braai

Le braai est une réelle institution ici, la version afrikaner du barbecue. C'est « le » social event par excellence, organisé dans de nombreuses occasions : en France on se ferait un repas entre copains, ici on se fait un braai (mais dans tous les cas, il y a du vin pour accompagner le tout). Donc, on prépare essentiellement de la viande, bœuf, saucisses, poulet ou porc mariné, etc et on fait griller quelques légumes sur les braises. Je crois que j'ai toujours aussi vu une salade de crudités pour accompagner. Alors vous me direz, « okay, c'est un barbecue classique ». Mais, suite à la discussion que nous avons eue à ce sujet ce soir là avec notre hôte, je vous répondrai que non. Il nous a en effet fait préparer le braai au milieu d'une sorte de grand cercle en béton, alors que des barbecues étaient disponible, ce qui aurait facilité les choses. Parce que, originellement, c'est comme cela que le braai se prépare : tout le monde est assis autour du cercle et participe à la préparation. Ou comme a dit notre hôte, toujours lui, « that's not a barbecue. It's a braaaaaaaaaaaai » (en mimant une grande embrassade pour qualifier le braai) : l'idée du braai, c'est d'être un moment de partage collectif. Bon, toujours est-il que nous n'avons pas respecté la tradition, puisque nous n'étions pas tous autour du cercle, et que nous n'avons pas non plus suivi la règle « une bière pendant que le feu se prépare, une autre quand la viande cuit, une dernière (?) pour accompagner le repas ». Cela dit, on a passé une soirée vraiment très agréable, le butternut était délicieux, et la viande aussi.

Bref, l'Orange River est un endroit très reposant pour séjourner, et entre deux longues journées de route, s'y arrêter était bienvenu.

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