Sesriem – Deadvlei – Solitaire ( Road trip #5)

Publié le par Mathilde

Sesriem – Deadvlei – Solitaire ( Road trip #5)

Lever à cinq heures du matin ce jour-là pour l'activité touristique du jour : l'ascension de la Dune 45, une des nombreuses dunes de sable rouge du parc national de Sesriem, au lever du jour. Après s'être préparés et avoir replié la tente dans la nuit encore noire (et très étoilée), nous étions à six heures moins cinq dans la file de voitures devant la porte du parc, attendant l'ouverture à six heures pétantes.

La Dune 45 tient son nom du fait qu'elle se trouve à 45km de l'entrée du parc à Sesriem. Nous avions donc quarante cinq kilomètres à parcourir, dans cet environnement encore très sombre, les seules lumières étant les phares des voitures qui se suivaient à distance régulière. Petit à petit les premières lueurs apparaissaient, et dévoilaient au fur et à mesure les couleurs chaudes des étendues de sable. Arrivés au pieds de la dune, pas une minute à perdre, nous étions prêts à avancer d'un bon pas. Malheureusement, nos ardeurs matinales ont été quelque peu calmées, car l'ascension s'est révélée plus ardue que ce qu'on pouvait penser. Malgré nos pieds qui s'enfonçaient dans le sable à chaque pas, et l'envie de s'arrêter tous les mètres pour prendre en photo le paysage magnifique que nous avions sous nos yeux, nous avons progressé régulièrement pour atteindre le haut de la dune, à 170m quand même ! Là, tout le monde était assis à la file, à observer le soleil finir de se lever au dessus des premières dunes du parc, reprendre un peu d'énergie ou continuer à se dépenser, comme ce garçon infatigable qui descendait et remontait le flanc de la dune sans arrêt, devenant l'attraction principale. Loïc et moi avons ensuite continué à nous avancer sur la partie plate de la dune, tellement loin qu'il n'y avait pas de traces de pas avant les nôtres. Au bout, la vue se dégage sur de nouvelles dunes à perte de vue, et sur un cratère formé en contrebas de la dune 45. Retour sur nos pas ensuite, et descente de la dune, ce qui est bien plus rapide et moins fatiguant que la montée ! On se laisse plus ou moins courir dans le sable sur quelques mètres de dénivelé (la version assise ne marche pas très bien).

Lever du jour à la dune 45Lever du jour à la dune 45
Lever du jour à la dune 45Lever du jour à la dune 45
Lever du jour à la dune 45Lever du jour à la dune 45
Lever du jour à la dune 45Lever du jour à la dune 45

Lever du jour à la dune 45

Reprise de la voiture pour quelques kilomètres supplémentaires, afin d'arriver au bout du parc, ou presque. La prochaine étape étant la « Deadvlei », cousine namibienne de la Death Valley américaine. Mais même avec notre valeureuse Polo, nous ne pouvons aller au bout : seuls les 4x4 peuvent l'atteindre (la fin de la route est en fait constituée d'une épaisse couche de sable). Nous nous garons alors sur le parking réservé aux voitures, et nous commençons le chemin à pieds. Des navettes font le trajet, mais quand on a appris le prix, on a décidé de le faire en marchant. Nous avancions donc le mieux que nous pouvions, étant donné la chaleur désormais accablante (il devait être 9h), l'absence d'ombre et le sable dans lequel nous nous enfoncions.. Mais il a fallu se faire une raison, nous ne pourrions continuer comme ça sur plus de 5km, et nous avons finalement accepté de prendre une navette, après les demandes répétées des chauffeurs, et après avoir plutôt bien négocié le prix.

Entre la dune 45 et Deadvlei
Entre la dune 45 et DeadvleiEntre la dune 45 et Deadvlei
Entre la dune 45 et DeadvleiEntre la dune 45 et DeadvleiEntre la dune 45 et Deadvlei

Entre la dune 45 et Deadvlei

Une fois que la navette nous dépose, il reste encore un kilomètre à parcourir à pieds à travers les dunes (encore) pour atteindre la Deadvlei. Celle-ci se dévoile finalement quand on arrive au sommet de la dernière dune, et à ce moment-là on se dit que ça valait le coup de résister aux 40° et au soleil qui tape fort. C'est un paysage vraiment saisissant : une vallée entièrement blanche et sèche au milieu de ce sable rouge, et surtout, des arbres morts disposés un peu partout. Difficilement descriptible, je vous laisse juger par vous-même avec les photos. Après une pause sur un des arbres, essayant de profiter du peu d'ombre qu'il nous offre, retour à notre point de rendez-vous avec notre chauffeur. Il nous amène jeter un coup d'oeil à Sossusvlei, la vallée voisine qui est originellement plus connue que la Deadvlei, avant de nous ramener au parking.

Deadvlei
DeadvleiDeadvlei

Deadvlei

De là, on reprend la voiture pour retourner à l'entrée du parc, et maintenant qu'il fait plein jour, on découvre les paysages que nous n'avions pas vu à l'aller. Toujours aussi magnifique, faut-il le préciser. On se rend au Sesriem Canyon, qui n'a rien de comparable avec le Fish River Canyon, mais qui vaut le détour car on peut y descendre. Au cœur du canyon, dans l'ombre, il fait plus frais, ce qui est bien agréable ! Après s'y être baladé un peu et même trouvé de l'eau, nous remontons « à la surface » et bien fatigués et affamés après cette longue matinée, nous cherchons de quoi manger (et BOIRE). Direction ensuite la piscine du camping, envahie par un groupe, devinez quoi, d'étudiants américains de UCT pour passer l'après midi.

Sesriem canyonSesriem canyon

Sesriem canyon

Après quoi il fallait nous mettre en quête d'un endroit où dormir pour la nuit. Étant trop fatiguée, je ne voulais pas conduire et aurait pu me contacter du camping juste à la sortie du parc. Mais Florine a voulu prendre le volant, et nous avons rejoint Solitaire, à 80km de là, ce qui était en fait une meilleure idée. Nous avons planté la tente au seul camping du coin, associé à un lodge qui faisait bien envie (chambres autour d'un jardin avec une grande piscine), et nous avons pu prendre le repas au restaurant du lodge (où nous étions tous seuls). Le coucher de soleil ce soir-là était un des plus beaux que je n'ai jamais vu, avec le soleil, rond et rouge, descendant sur le paysage de savane pour disparaître très rapidement.

SolitaireSolitaire

Solitaire

Le nombre de photos est à l'image de ma fascination pour les paysages de ce jour...que j'espère vous partagez ! En plus du fait que quand on se lève à 5h du matin, on a le temps de faire beaucoup de choses et de mitrailler... En bref, ma journée préférée du road-trip je crois !

(Pour ceux qui ne l'auraient pas remarqué, vous pouvez voir toutes les photos en grand en cliquant dessus)

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