Cape Peninsula Tour

Publié le par Mathilde

A peine arrivée, tout a commencé très vite. Alors que je posais enfin mes bagages chez moi à 19h le samedi, il fallait se lever à 6h30 le lendemain pour une journée d'expédition organisée par l'université. Le rendez-vous était donné sur le campus où 12 bus nous attendaient pour transporter les plus de 600 étudiants étrangers que nous représentons. Direction la péninsule du Cap, par des routes à flanc de montagnes qui surplombent l'océan. Nous avons commencé par rejoindre le centre ville avant de continuer vers les plages du sud, pour un premier arrêt au dessus de Hout Bay et son magnifique panorama.

Hout Bay depuis le Chapman's Peak

Hout Bay depuis le Chapman's Peak

Nous avons en fait emprunté la route du Chapman's Peak, une des montagnes de la région qui se jette directement dans la mer. D'un côté donc, la montagne rocailleuse, de l'autre l'océan, les plages de sable fin. Pour ceux qui connaissent la référence, ça m'a en fait fait penser à la route à horaires en Nouvelle Calédonie. Au début du chemin, un panneau indique qu'on s'y engage à nos risques et périls en raison des nombreuses chutes de pierre, et l'étroitesse de ce chemin sinueux est d'autant plus effrayante en bus. Mais la vue en vaut le coup !

Pour midi, nous nous sommes arrêtés à Ocean's view, une communauté noire à l'écart de Cape Town, qui est au cœur d'un programme de développement. Les enfants de la communauté nous avaient préparé un spectacle de leur orchestre, puis plusieurs adultes ne sont succédés au chant à la danse. Un immense buffet était aussi organisé pour nous : de quoi apprécier pour la première fois la cuisine sud-africaine. A tous ceux qui m'ont demandé durant le mois de janvier ce que l'on mangeait en Afrique du Sud (les français doivent être assez obnubilés par la gastronomie...) et à qui je ne pouvais répondre, je peux maintenant le faire. Beaucoup de viande (il faudra que je vous parle des Braai, les barbecues made in SA) et pour accompagner, des salades de crudités ou légumes dans un mélange de sucré-salé. Je ne suis pas sûre que tout soit typiquement sud-africain, je pense que la richesse de la cuisine ici est qu'elle est un mélange de nombreuses influences (asiatiques, européennes, etc) mais tout ce que j'ai pu goûter préparé par des sud-africains était toujours très bon ! Mais revenons à Ocean's view. L'accueil y a été très chaleureux, les sud-africains sont toujours très heureux de rencontrer des étrangers. Mais cela a quand même donné lieu à une scène aux accents néo-colonialistes que je trouvais un peu gênante. Une assemblée de 600 étudiants, quasiment tous blancs, face à une vingtaine d'enfants, tous noirs, que les responsables du programme présentaient comme défavorisés. Ils ont ainsi du attendre un bon quart d'heure avant de pouvoir jouer, le temps qu'ils soient presque présentés nominalement sur le mode un peu misérabiliste de « ils ont besoin de vous, engagez vous comme volontaires dans la communauté ». J'ai du mal à traduire exactement les sentiments qui m'animaient, j'espère que vous en comprenez la teneur. En tout cas cela ne gênait pas les américains qui sont un peu trop excessifs dans leurs réactions face à ces enfants.

Ensuite nous avons repris la route pour aller au Cap de Bonne Espérance. Contrairement à ce qu'on pourrait penser, ce n'est pas le point le plus au sud de l'Afrique. Mais il « s'avance » suffisamment dans l'océan pour constituer le point d'horizon des marins qui descendaient le long des côtes de l'Afrique. En arrivant là bas, nous avons croisé une famille de singes au grand complet qui tentait de prendre possession d'un véhicule de l'autre côté de la route. L'agitation de tous les étudiants du bus à la vue de cette scène m'a alors tirée de mon sommeil (car j'étais tellement fatiguée du voyage que je m'endormais dès que nous remontions dans le bus...il faudra que je refasse le chemin pour mieux en profiter). Nous avons alors eu le temps de marcher autour du cap, d'abord en prenant le chemin qui monte au point le plus haut du cap (Cape point), au sommet duquel se dresse les restes d'un phare. Je vous laisse apprécier la vue sur les vagues qui viennent s'écraser sur les rochers quelques centaines de mètres plus bas, et de l'autre côté sur la péninsule avec un aperçu de False Bay (la baie à l'est de Cape Town).

Panorama depuis Cape Point
Panorama depuis Cape PointPanorama depuis Cape Point
Panorama depuis Cape Point

Panorama depuis Cape Point

Puis nous avons descendu pour rejoindre le point le plus bas du cap, le Cap de Bonne Espérance en lui-même. En chemin nous avons pu croiser des antilopes (les bonteboks), des autruches et plusieurs petits rongeurs dont je ne connais pas le nom. Le tout en totale liberté, à quelque mètres, voire centimètres, de nous. Le dépaysement continue... Le chemin se dessine dans un paysage aux aspects lunaires par endroits, mais avec toujours une végétation abondante. Assis sur les rochers du cap à portée des vagues, le regard se porte au loin, dans cette immensité bleue sans fin.

Cape of Good Hope Cape of Good Hope

Cape of Good Hope

Retour ensuite vers le campus de l'UCT, par la côté est de la péninsule. Je dois avouer que j'ai dormi une bonne partie du trajet, je n'ai donc pas vu les bébés éléphants et les pingouins de la colonie de Simon's Town que certains ont aperçus. Encore une fois, je suis contrainte d'y retourner ! Mais j'ai profité de la « descente » finale vers Cape Town sur les flancs de la Table Moutain, qui offre une vue d'ensemble de la ville et des alentours, qui au terme de ce premier jour, constituait toujours un quasi-enchantement pour moi. Je commence maintenant à m'y habituer, mais cela reste sublime.

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