Rhossili Beach

Publié le par Mathilde

En ce 27 août, je m'offre un petit-déjeuner dans un coffee shop du centre-ville. En fait, ma stratégie pour travailler, vu qu'il n'y a personne à l'université (mon maître de stage est parti pour la deuxième fois de l'été en vacances en France) est d'aller un jour sur deux à l’université, et presque un jour sur deux d'essayer un nouveau coffee shop de Cardiff. Je dois dire que c'est fort agréable, et que j'ai trouvé des endroits très sympathiques ! Entourée d'un Mocha et d'un croissant aux amandes, j'en profite pour écrire pour le blog, avant de finir de préparer mon travail de terrain à Bath demain.

Birthday breakfast at Greyfriars Conner

Birthday breakfast at Greyfriars Conner

La suite de mes aventures avec Marine et Chloé se passe sur la péninsule du Gower, à l'ouest de Cardiff et au sud de Swansea. Nous avons profité d'une magnifique journée samedi avant que le temps ne se dégrade pour nous échapper à Rhossili, élue meilleure plage du Royaume-Uni, troisième en Europe, et neuvième dans le monde d'après Tripadvisor ! Qui aurait cru qu'on pourrait trouver en Grande Bretagne (oui, Grande-Bretagne, vous savez ce pays tout gris où il pleut tout le temps?!) une des plus belles plages au monde ? Et pourtant, si je n'ai pas testé toutes les autres, celle-là vaut assurément le détour ! Une immense étendue de sable de 3miles, soit un peu plus de 4,5km, très large à marée basse mais qui se réduit de façon impressionnante à un petit banc de sable à marée haute.

Rhossili Beach

Nous avons commencé par monter sur les hauteurs de la plage, traverser Rhossili Down : une série de collines (après ce que nous avions fait le week-end dernier, parler de montagne aurait été exagéré) qui s'élèvent tout le long de la plage, offrant des vues magnifiques à chaque nouveau pas. Les cars de touristes chinois arrivés en même temps que nous étant tous partis directement sur la plage ou vers les falaises, il n'y avait pas grand monde sur ce chemin. Après avoir relié les trois « pics » successifs, nous redescendons de l'autre côté. Cela nous amène sur la plage, après avoir traversé un camping de mobile-home et des dunes de sable couvertes de végétation (ce qui donne un paysage assez rigolo). C'est quand on est sur la plage qu'on se rend compte qu'elle est vraiment immense : malgré les pas que l'on fait, on a toujours l'impression que les extrémités se trouvent aussi loin. Un petit tour pour goûter à l'eau, et on se pose ensuite pour le pique-nique.

Rhossili BeachRhossili Beach
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Puis on continue sur le sable jusqu'à arriver au chemin qui nous permet de remonter au village de Rhossili (la plage est vraiment toute encastrée, avec les montagnes d'un côté et les falaises de l'autre). De là, on peut partir se balader sur les falaises, avec à la clé de nouvelles perspectives sur la plage et l'eau turquoise de l'océan (d'autant plus que les nuages blancs sont quasi-définitivement partis, laissant place à une très belle lumière). On fait le tour des falaises vers Worms Head, cette presqu'île reliée à marée basse à la terre, mais totalement inaccessible à marée haute (même à la nage, les courants sont trop dangereux). Son nom vient du fait qu'elle a la forme d'un monstre type monstre du Loch Ness (Worms vient de l'ancien anglais « wurm » qui veut dire dragon). Si nous avions voulu traverser, il nous aurait fallu y aller dès notre arrivée, car depuis, l'eau ne cesse de monter. Mais on aurait alors eu à faire à la centaine de touristes au lieu d'être relativement tranquilles. On continue donc à se balader de l'autre côté des falaises, face à l'océan, avec les vagues fouettant les rochers noirs et blancs au flanc des falaises, et les voiliers passant à l'horizon. Superbe ! Arrivées au bout, apparaît une vue sur une petite plage au fond d'une crique, et encore, de nouvelles falaises qui s'étalent dans un mélange de couleurs grises, ocres, vertes et bleu, toujours ce bleu à la fois turquoise et profond. L'appareil photo a bien fonctionné ce jour là, et il est difficile de choisir parmi les photos tant elles sont toutes belles ! J'en fait une petite sélection pour l'article, mais si vous en voulez plus, vous pouvez aller voir . Et si vous en voulez encore plus, il faudra attendre mon retour !

Rhossili BeachRhossili Beach
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Ensuite, l'heure commence à tourner, et il nous faut penser à rentrer vers le village où nous reprenons le bus. Comme nous ne voulons pas faire demi-tour, nous continuons sur le chemin (qui est le coast path, le même que nous avions pris dans le Pembrokeshire !) jusqu'à trouver un chemin qui nous permettra de repiquer vers l'intérieur des terres. En fait, il s'agit de champs à traverser et nous devons au fait de voir les maisons qui signent notre destination le fait de choisir la bonne direction ! Nous nous retrouvons ainsi dans un champ à quelques mètres de chevaux, dont un poulain tout petit et assez frêle, puis au milieu des moutons. Quand nous devons traverser un dernier champ qui accueille un troupeau de moutons, ils sont tellement effrayés qu'ils se rassemblent tous et s'enfuient vers les coins...avant de reprendre leur place initiale une fois que nous avons déguerpis. Nous arrivons sur la route qui nous ramène au village, un dernier tour en hauteur de la plage pour des photos de celle-ci qui n'est désormais plus qu'un mince croissant de sable, puis il est temps d'attendre le bus pour rentrer à Cardiff. Encore une belle journée, les paysages les plus beaux depuis que je suis arrivée, et nous avons fait le plein de soleil pour affronter la fin du week-end (trois jours car le lundi est férié) sous la grisaille.

Rhossili BeachRhossili BeachRhossili Beach
Rhossili BeachRhossili Beach

Les deux jours suivants passés à l'intérieur de la maison du fait du mauvais temps (à part une petite sortie au marché puis un tour à Cardiff Bay où se déroulait une course de voiliers) m'ont permis de pas mal discuter avec Ludovic, mon coloc français qui venait tout juste de rentrer de vacances (il était parti quand j'étais arrivée). Et c'était intéressant parce que je me suis rendue compte qu'alors que j'avais une image presque « enchantée » de Cardiff (en tout cas je trouve la ville très sympa à vivre), lui, après trois ans passés ici, se rend compte de tous les mauvais côtés. Le coût de la vie (on a eu un long débat – qu'on n'a pas pu clore – pour savoir si les transports parisiens étaient chers et pratiques ou non comparés à ceux de Cardiff), la difficulté à trouver des restaurants de qualité, le fait que la ville est assez mauvaise en communication et qu'il est difficile de trouver des informations sur tous les événements qu'ils s'y passent, ce qui fait qu'on se rend compte après coup qu'on a raté des choses. Par exemple, la course de bateaux : j'ai su qu'elle se tenait ce week-end là car j'étais passée à Cardiff Bay deux jours avant, mais il a été impossible de trouver un planning détaillé des événements. Alors qu'il y avait quand même certains des meilleurs équipages mondiaux, Groupama pour la France avec Franck Cammas, Alinghi, équipage suisse et le Team New-Zealand, tous deux doubles vainqueurs de la Coupe de l'America.

Extreme Sailing Series in Cardiff BayExtreme Sailing Series in Cardiff Bay

Extreme Sailing Series in Cardiff Bay

A cela s'ajoute une vie culturelle assez faible d'après des amis français de Ludovic venus passer une soirée à la maison. En fait, ce qu'il me semble c'est que Cardiff est une ville faite pour les gens qui connaissent : si des efforts sont faits pour développer le tourisme, il faut se débrouiller pour le côté pratique des choses. Par exemple, les bus : impossible d'obtenir un itinéraire des lignes de bus précis, avec la liste de tous les arrêts, leur lieu et les horaires de passage. Les premiers jours, on descend alors souvent trop tôt, de peur de rater l'endroit où on doit aller (on ne peut même pas demander au chauffeur de s'arrêter à tel arrêt, puisqu'on ne sait pas si un arrêt existe et où). Mais ce côté « Cardiff est fait pour les connaisseurs » (malgré le nombre de fois où on se rend compte qu'on s'est fait avoir/arnaquer/qu'on n'a pas choisi la meilleure solution) a aussi un aspect sympathique je trouve. Il oblige à se débrouiller et donc contribue à intégrer la culture galloise et à se considérer plus vite comme un habitant que comme un touriste, du moins si l'on fait l'effort (ce que j'essaye, et qui n'est pas le cas de tout le monde venant ici, je m'en suis rendue compte). Concernant les bus, il faut aussi ajouter qu'ici tout est privé, et donc il y a de multiples compagnies de bus qui assurent les voyages, sans coopération. Par exemple, la carte « Cardiff Bus » qui coûte quand même 53 livres pour 4 semaines ne permet de prendre que les bus de ville de Cardiff, et si l'on veut se rendre dans une ville toute proche dans la banlieue, c'est une autre compagnie, avec des prix aussi élevés. C'est dans ces cas-là qu'on se rend compte que les services publics à la française, ça a du bon !

Et en prime, la photographe photographiée (merci Marine !)Et en prime, la photographe photographiée (merci Marine !)Et en prime, la photographe photographiée (merci Marine !)

Et en prime, la photographe photographiée (merci Marine !)

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